Anzère, télécabine

En hiver sur les traces du dahu

Le dahu est une créature mythique. Il ressemble aux chamois et se caractérise avant tout par la longueur inégale de ses pattes, qui sont plus courtes sur une moitié du corps et lui permettent de bien tenir sur les pentes montagneuses. La légende distingue les dahus gauchers (lévogyre) des dahus droitiers (dextrogyre). Ici, à Anzère, une randonnée hivernale est consacrée à cet étrange animal. Elle débute et se termine au terminus de la ligne de bus Sion-Anzère. Parfaitement balisé, le parcours suit les routes forestières et alpines enneigées jusqu’aux alpages d’Ayent et d’Arbaz tout blancs. L’itinéraire revient finalement au point de départ, à Anzère, en passant par Les Grillesses. Le long du parcours, les personnes pratiquant différents sports d’hiver se partagent la même voie. Le chemin de randonnée hivernale traverse régulièrement les pistes et la prudence est alors de mise. Selon les conditions d’enneigement, ces tronçons de piste peuvent en effet être durs et gelés. Il est alors préférable d’utiliser des bâtons ou des crampons.

Information

Brasserie Dahu, 027 398 26 95, dahu-groupe.ch

Grenier de Zalan, 078 264 41 61

Les Écuries de Tsalan, 079 697 44 23

Le Tsalan, 079 418 84 53, letsalan.com

Randonnée n° 2201

Publié sur 2024 ‒ Présenté par Suisse Rando

Elsbeth Flüeler

Parcours de la randonnée

Anzère, télécabine
0:00
0:00
Plan des Larzes
0:57
0:57
La Brune
1:28
0:31
Tsalan d'Ayent
1:48
0:20
restaurant
Tsalan d'Arbaz
2:07
0:19
restaurant
Le Tsalan
2:20
0:13
restaurant
Les Grillesses
2:49
0:29
Anzère, télécabine
3:39
0:50
Détails sur la surface du chemin et la catégorie dans le profil altimétrique

Propositions de randonnées

Le sauvage Val Lavizzara N° 2104
Mogno, Colonia Pazzalino • TI

Le sauvage Val Lavizzara

Le caractère sauvage de l’endroit se fait déjà ressentir lorsque le car postal grimpe le long de l’étroite route en lacets. Plus tard, les randonneuses et randonneurs en raquettes découvriront le Ri di Vacarisc, dont le gargouillis s’entend même sous une épaisse couche de neige. L’itinéraire de difficulté moyenne suit d’anciens chemins alpestres d’un côté du fossé puis de l’autre. En prenant de l’altitude, la vue se dégage sur le bout austère du Val Lavizzara. En hiver, l’alpe Vacarisc di Fuori, but de la randonnée, semble abandonnée. En été, le fromage typique de la vallée de la Maggia y est fabriqué. Le mélange de 70% de lait de vache et de 30% de lait de chèvre confère au Formaggio Vallemaggia son goût sans pareil. La randonnée débute à l’arrêt de car postal «Mogno, Colonia Pazzalino». On suit les piquets roses vers l’est, à travers la petite station de ski. Au niveau de l’imposante digue paravalanche, il faut prendre la direction du village. L’église de Mario Botta est visible de loin. Après l’église, le chemin tourne à droite. Une fois les maisons de Mogno dépassées, l’itinéraire suit un chemin d’exploitation, qui grimpe parfois à travers la forêt, parfois à travers des espaces dégagés en direction du nord. Il passe par Vacarisc di Dentro pour atteindre les rustici de Vacarisc di Fuori. Les chalets d’alpage se trouvent plus haut, sur l’itinéraire menant au Lago di Mognòla, très apprécié en été. Le chemin du retour est le même qu’à l’aller. Au niveau de Pir di Sopra, le long du Ri di Vacarisc, il est possible d’emprunter l’itinéraire supérieur en direction de Mogno. Pour acheter l’incomparable Formaggio Vallemaggia en hiver, il faut faire une halte à Prato-Sornico, plus bas. C’est un village digne d’intérêt, avec probablement l’épicerie la plus traditionnelle du Tessin.
Tour panoramique au-dessus du Val d’Anniviers N° 1393
Tignousa • VS

Tour panoramique au-dessus du Val d’Anniviers

Le sentier des planètes, qui surplombe le Val d’Anniviers, offre de très beaux panoramas. Il est accessible toute l’année car il est préparé et damé en hiver. Le parcourir permet de profiter d’une vue fantastique sur de nombreux sommets mais aussi d’avoir de belles vues plongeantes sur la vallée du Rhône. Mais l’itinéraire n’est pas seulement panoramique puisqu’il évoque les extraordinaires dimensions de notre système solaire. Chaque pas, à l’échelle astronomique, représente près d’un million de kilomètres. L’itinéraire commence à la station supérieure du funiculaire qui relie St-Luc à Tignousa. Il longe d’abord la pente, à plat ou presque, passe par le Chalet Blanc puis mène au chalet d’alpage Le Chiesso. A l’horizon, le but de la randonnée est déjà visible. L’hôtel Weisshorn, qui date de la Belle époque, trône sur un large dôme, sur le flanc du Toûno. De la terrasse de l’hôtel, la vue est renversante. Vers le nord, une vue spectaculaire sur le Val d’Anniviers et la vallée du Rhône et, au-dessus, la chaîne des Alpes bernoises, couvertes de neige. Vers le sud, plusieurs 4000 sont bien visibles, dont la Dent Blanche et bien entendu le Weisshorn, le troisième plus haut sommet de Suisse. Les randonneurs équipés de raquettes peuvent descendre directement de l’Hôtel Weisshorn à St-Luc. L’itinéraire non préparé passe d’abord à découvert puis se poursuit en pente dans la forêt vers Le Prilett. Ce parcours est très raide, surtout dans sa première partie. Il est conseillé aux personnes qui ne sont équipées que de chaussures de marche de retourner à pied à Tignousa puis de descendre en funiculaire.
Par-delà quatre terrasses N° 0908
H. Les Sciernes • FR

Par-delà quatre terrasses

La randonnée mène à la vallée de l’Intyamon, du nom donné par les Gruériens à cette vallée au sud de Bulle. Au fond, là où la Sarine passe dans le pays de Fribourg, il y a, un peu en hauteur sur le versant sud, les Sciernes d’Albeuve. C’est un hameau pittoresque, qui fut fondé il y a plusieurs siècles après que ses futurs habitants eurent défriché les forêts. Il en est de même pour les versants alentour. Ici, les sombres forêts alternent avec les pâturages blancs, recouverts de neige. Le paysage fait penser à une silhouette, voire à une illusion d’optique. Si l’on regarde l’étendue de neige entre ses paupières mi-closes surgissent des souvenirs d'été, de pâturages verdoyants, de vaches et de fromage. Lorsque l’on ouvre les yeux, on voit la forêt. Elle nous murmure des histoires provenant des fonds terrestres, de la pierre, du sol et de l’eau. Ici, rien n’a été laissé au hasard. Chaque arbre, haie et bout de forêt, aussi petits soient-ils, ont une raison d’être et, souvent, un rôle à jouer. Aux Sciernes d’Albeuve non plus, rien n’a été laissé au hasard. Chaque espace libre est une terrasse plate et fertile, et chaque forêt une bordure verticale qui protège les maisons des avalanches et des chutes de pierres. On monte aux Prés d’Albeuve tantôt à travers des espaces dénués d’arbres, tantôt par la forêt. Puis, on atteint les pâturages de la Dent de Lys. On distingue aisément l’influence du glacier, le terrain ayant pris forme avec son avancée depuis le sud. La randonnée se déroule dans un paysage hivernal solitaire. Pour se restaurer, il n’y a que l’auberge Les Préalpes aux Sciernes d’Albeuve, fermée de janvier à mars et ouverte uniquement les week-ends le reste de l’année. Quant à la buvette du club de ski de Lys, elle est ouverte de façon irrégulière.
Randonnée ensoleillée aux Monts-Chevreuils N° 0910
La Lécherette • VD

Randonnée ensoleillée aux Monts-Chevreuils

Sur le chemin des Monts-Chevreuils, les traces d’animaux sauvages racontent plus d’une histoire. Des empreintes de pattes fraîches, des trous creusés dans la neige et quelques gouttes de sang témoignent de la chasse nocturne réussie d’une martre en quête d’un campagnol. Incontestable, la double trace avec les empreintes juxtaposées des pattes antérieures et postérieures. Plus tard, les traces d’une hermine sont visibles, presque aussi petites que les empreintes d’un écureuil. Les traces de bonds de lièvres et les empreintes droites et minces d’un renard croisent le sentier de raquettes. Généralement, les animaux sauvages s’enfoncent dans la neige pour une bonne raison: ils sont à la recherche de nourriture. Le sentier de raquettes bien tracé part de La Lécherette et monte doucement à travers un environnement plein de charme avec des buttes douces, des petits bosquets et des groupes d’arbres. Les toits des chalets d’alpage sont recouverts de grosses couches de neige. Bientôt, le lac turquoise de l’Hongrin se profile. Ses ramifications pénètrent les vallons latéraux. Après une montée finale un peu raide, le plus haut sommet des Monts-Chevreuils est atteint. Les randonneurs à raquettes mais aussi à skis de fond viennent savourer ce splendide panorama. D’en haut, on aperçoit des sommets bernois, fribourgeois, vaudois et valaisans. En descendant par le versant nord, les raquettes s’enfoncent dans la poudreuse. Quelques minutes plus tard, le chemin passe par la jolie cabane des Monts-Chevreuils, près d’un ancien téléski. Puis, par petites montées et descentes, le sentier repart vers La Lécherette. Il est balisé avec des piquets roses. De là, les impressionnants sommets escarpés de la Gummfluh nous font face.

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