Un brin de fraîcheur en route copy

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Un brin de fraîcheur en route

Quoi de mieux que de tremper les pieds dans l’eau fraîche après une randonnée ? Nous avons sélectionné des propositions de randonnée qui allient plaisir de la marche et baignade. Que ce soit au bord d’un lac scintillant, d’une rivière limpide ou d’un ruisseau de montagne caché – ces itinéraires invitent à barboter, nager et se détendre. Parfaits pour les journées chaudes et les souvenirs d’été en pleine nature. 

Nuit en cabane dans le Val Calanca N° 1913
Rossa — Sta. Maria in Calanca • GR

Nuit en cabane dans le Val Calanca

Le Sentiero Alpino Calanca, long de 45 kilomètres, mène de l’hospice sur le San Bernardino à Sta. Maria in Calanca. Il suit toujours la crête principale de la chaîne de montagnes séparant les deux vallées italophones du sud des Grisons, le Val Mesolcina et le Val Calanca. Sur les trois étapes, il est rare de marcher en dessous de 2000 mètres, et bien que la randonnée ne passe que sur le territoire des Grisons, une ambiance tessinoise est souvent présente. Ceux qui ne disposent que de deux jours peuvent suivre un itinéraire intéressant. Lors du trajet vers Rossa, le village le plus reculé de la vallée, on découvre, bien assis dans le car postal, toute la beauté des vieux hameaux et des parois rocheuses abruptes. La montée à la Capanna Buffalora peut être éprouvante. De Rossa, le sentier s’élève en pente raide jusqu’à l’Alp de Calvaresc. L’alpage de caprins, avec sa vue imprenable, est le premier point fort du parcours. Plus que 45 minutes environ, et voici le but de l’étape, la Capanna Buffalora. Le deuxième jour, il faut tout d’abord monter assez brièvement vers le Pass de Buffalora et franchir la Cima de Nomnom. Ce passage-clé est sécurisé par des chaînes et des marches, mais mieux vaut ne pas souffrir de vertige. Ensuite, le sentier mène juste au-dessus de la limite de la forêt, par des prairies alpines en pente raide et près de très vieux mélèzes, jusqu’au Rifugio Alp di Fora. Cette étable transformée est idéale pour une halte. Dans la dernière partie de la randonnée, après la belle clairière de Pian di Renten, le chemin descend abruptement sur 900 mètres de dénivelé environ puis longe la petite route jusqu’à Sta. Maria in Calanca.
Deux jours entre les Muverans et les Diablerets N° 2165
Jorasse — Pont de Nant • VS

Deux jours entre les Muverans et les Diablerets

Les Muverans, qui ne sont pas les sommets les plus connus de l’arc alpin, sont au nombre de deux: le Petit et le Grand Muveran. Les gravir est l’affaire des alpinistes mais le Tour des Muverans permet aux randonneuses et randonneurs de les contourner, ce qui n’est pas moins spectaculaire. Le tour de cabane en cabane mène en quatre étapes par six cols dans les Alpes valaisannes et vaudoises. Grâce à une bonne desserte en transports publics, on peut n’en parcourir qu’une partie sur deux jours. La randonnée débute dans la station d’Ovronnaz, qui surplombe la vallée du Rhône. On s’épargne un peu de dénivelé grâce au télésiège de Jorasse. Sur les panneaux indicateurs, on voit déjà le but de la journée, Derborence, ou le but intermédiaire, Rambert. Le chemin mène par des alpages étendus et des passages rocheux abrupts vers un site alpin en contrebas des Muverans, où des bouquetins s’ébattent. Après la cabane Rambert du CAS, on poursuit jusqu’au col de la Forcle. Ensuite, il n’y a presque que de la descente, d’abord vers le lac de la Forcle, puis le long de la petite rivière Dorbonne, jusqu’à ce que l’on voie entre les mélèzes le joli lac de Derborence. Au XVIIIe siècle, deux éboulements dans les pentes abruptes des Diablerets ont formé ici un paysage unique. Le deuxième jour commence par la montée fatigante au Pas de Cheville puis se poursuit par une agréable promenade dans de douces prairies jusqu’à l’alpage d’Anzeinde. Un arrêt s’impose au Refuge Giacomini avant une nouvelle ascension vers le col des Essets, où l’on atteint presque la fin du dénivelé. Jusqu’au hameau de Pont de Nant, d’où un bus redescend dans la vallée, le chemin de randonnée varié traverse des pâturages et des gorges, et passe devant d’anciens chalets d’alpage.
Surplomber le glacier N° 1314
Griesalp • BE

Surplomber le glacier

Peu d’alpinistes se sont rendus aussi souvent que lui à la cabane du Gspaltenhorn. Lui, c’est Daniel Suter, un architecte qui, enfant déjà, montait à la cabane proche du glacier du Gamchi. Il y a quelques années, c’est lui qui s’est chargé de la transformation et de l’extension de cette cabane. Autant dire qu’il connaît presque par cœur le chemin exposé et impressionnant qui y conduit. C’est surtout la longue ascension depuis la Griesalp, par la Bundalp et le glacier du Gamchi, qui l’a conquis. Le paysage alpin traditionnel cède ici la place à un univers minéral. Ces dernières années, le glacier n’a cessé de se retirer et la glace est parfois tout juste perceptible sous les pierres. L’eau de fonte a creusé un imposant fossé dans la roche, que l’on traverse sur un pont. Puis vient la montée par des éboulis et la moraine glaciaire jusqu’à la cabane. Il y a ici le passage délicat du torrent glaciaire à franchir sur la pente raide. Des cordes permettent de s’assurer, mais plus la journée est avancée et plus l’eau gonfle le torrent. Un chemin en zigzag grimpe vers la cabane dont la nouvelle extension est revêtue de tôle. A l’intérieur, la transition entre l’ancien et le nouveau est presque imperceptible, comme le souhaitait d’ailleurs Daniel Suter. Il ne va plus aussi souvent à la cabane, mais entreprend quand même deux fois par an la longue ascension. Quant à l’agréable descente, elle n’est ni trop difficile ni trop raide et ne s’éloigne jamais beaucoup du ruisseau du Gornern.
Entre les glaciers du Val Roseg N° 1212
Murtèl — Pontresina • GR

Entre les glaciers du Val Roseg

Des glaciers millénaires, un lac glaciaire idyllique, l’hospitalité des refuges de montagne et des marmottes qui gambadent: le Val Roseg n’est pas avare en moments forts et se prête à merveille à une magnifique randonnée de trois jours de cabane en cabane. Le téléphérique de Corvatsch nous amène à la station intermédiaire de Murtél. À partir de là, le chemin monte tranquillement vers le col du Fuorcla Surlej. Une vue imprenable sur le Val Roseg et sur le Piz Bernina s’offre ici. Le sentier est légèrement pentu et en deux heures, l’on atteint facilement la cabane Chamanna Coaz, un petit fort, avec une terrasse ensoleillée le matin, idéale pour le café. Le deuxième jour débute avec bon nombre de virages en épingle. Le chemin de randonnée alpine traverse un pierrier avant de descendre vers le lac glaciaire. Le sifflement aigu des marmottes se fait sans cesse entendre. On aperçoit ensuite ces demoiselles filer dans leurs terriers avec un empressement plus ou moins marqué. Le sentier qui mène à la cabane Tschiervahütte prend un virage prononcé à la hauteur du restaurant Roseg, car il faut désormais regagner l’altitude perdue. Le dernier kilomètre est le plus spectaculaire: depuis la moraine, la vue sur le glacier de Tschierva est grandiose et l’on peut même entendre crisser la glace. La Tschiervahütte est spacieuse. Elle propose même une chambre double, des douches et une terrasse ensoleillée de laquelle on peut en toute tranquillité apprécier le coucher du soleil et les Alpes rougeoyantes, surtout lorsque l’on sait que la descente du troisième jour sera plutôt aisée. On atteint Pontresina en trois heures de marche environ, mais on peut tout aussi bien «lâcher la bride» en réservant une calèche depuis le restaurant Roseg. Quel plaisir de faire des randonnées de plusieurs jours, dans ces conditions!
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Deux jours dans le décor du glacier de l’Unteraar N° 2265
Grimsel, Hospiz • BE

Deux jours dans le décor du glacier de l’Unteraar

Peu avant que le car postal n’atteigne le col du Grimsel après un trajet sinueux au départ de Meiringen, une vue impressionnante s’ouvre sur la droite, sur une longue vallée profondément encaissée. Le lac de barrage verdâtre du Grimsel scintille entre les flancs polis de la vallée et, en arrière-plan, le Finsteraarhorn s’élève dans le ciel. Ce paysage ancestral, néanmoins aussi marqué par les humains, peut facilement être exploré et découvert sur une randonnée de deux jours qui va jusqu’à la cabane Lauteraarhütte avant de revenir. Elle commence à l’hôtel Grimsel Hospiz et longe la rive nord du lac de Grimsel. Ce tronçon est certes long, mais il surprend régulièrement avec ses petits marais, ses ruisseaux tumultueux et quelques aroles majestueux. Les traces des glaciers autrefois majestueux sont visibles sur les versants rocheux. La marge proglaciaire du glacier de l’Unteraar commence à l’extrémité ouest du lac de Grimsel: un vaste paysage alluvial riche en gravier et en sable, où serpente le jeune Aar. Arbustes et arbres ont déjà pu s’enraciner à certains endroits, tandis que des mousses recouvrent le jeune sol à d’autres. Sous l’effet du changement climatique, le glacier a considérablement reculé au cours des dernières décennies et perdu une grande partie de son épaisseur. On atteint la Lauteraarhütte du CAS après une montée d’environ une heure, techniquement facile. La construction traditionnelle en pierre repose sur une petite saillie à près de 2400 mètres d’altitude et offre une vue impressionnante sur les sommets de 4000 mètres: Finsteraarhorn, Lauteraarhorn et Schreckhorn. La terrasse, qui fait quasiment le tour du bâtiment, est l’endroit idéal pour se reposer et, avec un peu de chance, apercevoir quelques chamois. Le deuxième jour, il suffit de reprendre le même itinéraire jusqu’au col du Grimsel.
Du canton de Berne au Valais à pied N° 1947
Selden, Gasthaus Steinbock — Ferden, Dorf • BE

Du canton de Berne au Valais à pied

Le Gasteretal est une vallée enchanteresse située près de Kandersteg, isolée mais malgré tout facile d’accès. Un petit bus mène de la gare à Selden, point de départ de la randonnée. Après la traversée du pont suspendu, le sentier raide s’élève en zigzag à travers la forêt. Le randonneur atteint ensuite l’alpage Gfelalp. Juste derrière, le haut plateau invite à faire une première pause tout en offrant une vue exceptionnelle sur la vallée supérieure de Gasteretal. Revigoré, le randonneur suit le chemin longeant le glacier Lötschegletscher. Les névés persistant toute l’année sont bien balisés et faciles à parcourir. Vient ensuite la partie la plus difficile de l’ascension, qui passe par un raidillon rocheux. Le chemin est certes clairement balisé et bien sécurisé par des chaînes, mais il vaut tout de même mieux ne pas avoir le vertige. La cabane Lötschenpass apparaît peu après. Les poules se promènent librement, tandis que des trolls en bois surveillent la cabane. Ici, le randonneur peut se restaurer et dormir tranquillement. Le lendemain, il entame la descente bien reposé. La vue sur le Bietschhorn est spectaculaire. Bientôt, le sentier en zigzag devient de plus en plus raide et le dénivelé augmente rapidement. Le paysage passe d’alpin rocailleux à verdoyant, et les premières vaches sympathiques ne se font pas attendre. Il est possible de se restaurer à l’auberge Kummenalp, tout en profitant du panorama. Le chemin évolue ensuite largement en forêt et suit un ravissant ruisseau. On arrive bientôt à destination: le village typiquement valaisan de Ferden, avec ses nombreux chalets traditionnels
Une nuit à plus de 3000 mètres N° 1902
Zinal, village de vacances • VS

Une nuit à plus de 3000 mètres

Perchée à plus de 3200 mètres, Tracuit est la plus haute des cabanes du val d’Anniviers. Passage obligé pour l’ascension du Bishorn (4151 mètres), cette cabane high-tech ne laisse pas d’impressionner les personnes qui s’y aventurent. Qu’il s’agisse d’alpinistes ou de randonneurs. Car la montée vers Tracuit depuis Zinal vaut la peine même si l’on n’est pas amateur de piolets et de crampons. Après une – courte – nuit en altitude, même les marcheurs sans équipement alpin peuvent s’en mettre plein les jambes et la vue en franchissant le sublime col de Milon, balisé blanc-bleu-blanc. A condition d’avoir le pied sûr! Depuis l’arrêt de bus «Zinal, Village de vacances», les randonneurs grimpent parallèlement au torrent de Tracuit, qu’ils traversent à deux reprises. Arrivés au point 2254, ils prennent à droite en direction du Roc de la Vache. Au point 2478, ils empruntent le chemin de gauche et avalent près de 800 mètres de dénivelé jusqu’à la cabane. Le lendemain, ils redescendent sur leurs pas durant une petite demi-heure puis s’engagent sur le chemin blanc-bleu-blanc. Arrivés au bas de la combe, ils montent de l’autre côté – dans les pierriers – à l’assaut du col de Milon, qui est équipé de chaînes. Là-haut, la vue sur le glacier du Weisshorn laisse presque sans voix. Descendus à la cabane Arpitettaz, les marcheurs peuvent s’offrir un café bien mérité. Plus bas encore, au lac d’Arpitetta, une baignade rafraîchissante est de rigueur. Il est alors temps de mettre le cap sur la Navisence en contrebas, en veillant à rester sur le sentier blanc-rouge-blanc, plutôt que d’emprunter le blanc-bleu-blanc. Une fois la rivière traversée, on rejoint «Zinal, Village de vacances» en passant par Le Vichiesso puis en longeant la Navisence.
En deux jours à la Geltenhütte N° 1994
Lauenensee • BE

En deux jours à la Geltenhütte

Les environs de la Geltenhütte sont un vaste terrain de jeu. On y trouve deux plaines alluviales propices à la baignade et aux loisirs et on peut s’approcher de plusieurs cascades. En automne, les enfants courageux décolleront les premiers glaçons. Il est conseillé de prendre son temps sur ce parcours et de faire la randonnée en deux jours. Elle part du lac de Lauenen près de Gstaad et suit constamment le Gältebach. Aucun risque de s’ennuyer: les cascades se suivent, une place de jeux succède à une aire de pique-nique et, dans la partie inférieure, il y a assez de bois pour faire des grillades. La randonnée franchit environ 600 mètres de dénivelé en deux étapes. Entre les deux se trouve l’Undere Feisseberg, une petite vallée plate au bout de laquelle jaillit l’imposante chute du Geltenschuss. La deuxième montée, surtout, est éprouvante pour les enfants, physiquement et techniquement. Dans le tiers supérieur, le tracé passe derrière une petite cascade, parfois asséchée. Les passages escarpés sont rares et les vues sur les montagnes alentour sont superbes. Le ruisseau est impressionnant car l’eau a profondément creusé la roche. Voici enfin le lieu où loger, la Geltenhütte du CAS, située dans un lieu magnifique et bien aménagée pour les familles.
Sur le plus haut chemin pédestre de Suisse N° 2129
Gasenried, Dorfplatz • VS

Sur le plus haut chemin pédestre de Suisse

Le récent balisage du chemin alpin qui va de la cabane Bordier au sommet du Gross Bigerhorn, à 3626 m, a permis à cet itinéraire de prendre officiellement le titre de plus haut chemin pédestre de Suisse. La randonnée, que nous vous conseillons de faire en deux jours, avec nuit à la cabane Bordier, démarre à Gasenried, sur les hauteurs de Saint-Nicolas. Le premier kilomètre est plat, avant que le sentier ne grimpe dans la forêt. Une pente assez raide jusqu’à l’entrée de la petite vallée verdoyante d’Alpja, où paissent parfois des moutons « nez noir ». Anciennement, le chemin montait sur la droite du glacier de Ried, avant de couper à travers celui-ci. Depuis l’été 2023, un nouvel itinéraire nous fait bifurquer à gauche et emprunter un pont au bas du glacier. Ensuite, un sentier, avec quelques échelles, a été magnifiquement aménagé, ce qui permet une montée agréable jusqu’à la cabane Bordier, autour de laquelle il est très fréquent de pouvoir observer des bouquetins. La pente suivante est d’abord raide, puis elle s’adoucit quand on rejoint l’arête qui va du Klein au Gross Bigerhorn. Le décor jusqu’au sommet est alors grandiose, avec des vues sur de nombreux glaciers et sommets de plus de 4000 m. Les derniers mètres sont exigeants, mais le panorama final en vaut la peine ! Pour le retour, on va simplement revenir sur nos pas et éventuellement passer la nuit à la cabane.
Deux jours de randonnée dans le Jura N° 2047
Solothurn — Grenchen Süd • SO

Deux jours de randonnée dans le Jura

Qui a dit qu’il n’existait pas de randonnée de deux jours intéressante dans le Jura? Cet itinéraire permet de découvrir d’un coup plusieurs points d’intérêt remarquables du Jura soleurois. Il démarre à Soleure, célèbre pour sa vieille ville animée et son impressionnante cathédrale. Après avoir traversé de paisibles quartiers résidentiels, on arrive à l’entrée des gorges de Sainte-Vérène. Le chemin de promenade idyllique suit le ruisseau jusqu’à l’ermitage, encore habité, et à la grotte où aurait vécu sainte Vérène et où elle aurait guéri des malades. Passé Rüttenen et le hameau de Falleren, on longe l’orée de la forêt jusqu’à la gare d’Oberdorf, d’où une nouvelle télécabine grimpe au Weissenstein. On reste toutefois en bas, pour atteindre bientôt une ancienne carrière, où des traces de dinosaures vieilles de 145 millions d’années sont figées dans une paroi calcaire inclinée. Il faut maintenant compter encore près d’une heure et demie et 500 mètres de dénivelé pour arriver à l’étape, le Naturfreundehaus Schauenburg. Le deuxième jour démarre par une marche à travers pâturages et forêts, au pied de la Stallflue et de la montagne de Granges, jusqu’à l’auberge de montagne Bettlachberg. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses forêts de hêtres depuis 2021, le Bettlachstock vaut le détour et se trouve facilement, malgré l’absence de chemin de randonnée pédestre balisé. On redescend ensuite en passant par les ruines du château de Granges jusqu’aux quartiers résidentiels de la cité horlogère, d’où un bus mène au centre.
Des Franches-Montagnes à Delémont N° 0772
La Chaux-des-Breuleux — Delémont • JU

Des Franches-Montagnes à Delémont

Au départ de La Chaux‑des‑Breuleux, la première étape commence par la traversée d’une forêt de sapins, parsemée de fourmilières, jusqu’à l’étang de la Gruère. Les nuages se reflètent sur la surface du lac de tourbière, calme et protégé du vent. Le paysage rappelle la Scandinavie avec ses marais, ses bouleaux et ses sapins au bord de l’eau. Sur le chemin qui suit les contours du lac, il n’est pas rare de rencontrer des promeneurs ou, à la belle saison, des élèves en course d’école. En sondant l’étang, des chercheurs de l’Université de Berne ont découvert des grains de pollen qui ont amené de nouvelles connaissances sur l’histoire du climat. Il y a quelque 6000 ans, le lieu était planté de frênes, de tilleuls, de chênes, d’ormes et de noisetiers, mais pas encore de sapins. La promenade se poursuit vers le Pré Petitjean par de vastes pâturages où s’élèvent souvent de grands arbres isolés sous lesquels les animaux trouvent ombre et refuge. Le sentier passe au bord de petits lacs qui évoquent également un paysage nordique, puis longe la voie ferrée en descendant. Dans la combe de Tabeillon, des herbes hautes luxuriantes ourlent les chemins de forêt. Peu avant Glovelier, on marche quelques minutes sur de l’asphalte. La deuxième étape suit d’abord une route longeant plusieurs étangs, puis traverse l’autoroute avant que le chemin de randonnée ne s’enfonce à nouveau dans la forêt. C’est à travers un charmant vallon boisé que l’on arrive aux étangs poissonneux des Lavoirs. Après une ascension dans la forêt, on découvre une vue surprenante sur les hauteurs du petit village agricole de Develier Dessus. Delémont est entourée d’autres chaînes de collines qui invitent à la randonnée. On gagne la capitale jurassienne peu après en passant par le château de Domont.
Hauteurs neuchâteloises N° 1413
Les Verrières, Croix-Blanche — La Chaux-de-Fonds • NE

Hauteurs neuchâteloises

Dans le froid glacial de l’hiver 1871, l’armée des «Bourbaki», en déroute et totalement démoralisée, fuyait devant les troupes allemandes, plus fraîches et mieux équipées. Le destin des dizaines de milliers de soldats menaçait de basculer. Seule issue: la Suisse. Environ 87000 Français franchirent la frontière entre le 1er et le 3 février 1871. La plupart d’entre eux atteignirent le sol salvateur des Verrières, où ils furent accueillis et pris en charge par la Croix-Rouge, fondée peu auparavant. Un chemin thématique aménagé à l’ouest du village frontalier rappelle ces événements. Ce petit circuit est le point de départ d’une randonnée de deux jours à travers des pâturages, des forêts et sur des hauteurs panoramiques. La première étape mène au haut plateau de Haut des Joux en passant par Les Bayards et La Roche, situés au pied de la chaîne du Crêt du Cervelet. On redescend ensuite de Grande Joux pour arriver à la première destination, Les Ponts-de-Martel. Près de la moitié de ce tronçon est malheureusement doté de revêtement dur, mais il recèle des points de vue magnifiques, comme le Signal des Français. La seconde étape commence par une montée dans la petite gorge de Pouette Combe, qui n’en est pas moins impressionnante. Ensuite, on monte et on descend dans les pâturages jusqu’aux hauteurs panoramiques du Grand Sommartel et du Communal. Puis, après une petite descente, le paysage change subitement. Des rangées de maisons et de hauts immeubles se pressent les unes contre les autres au beau milieu du vaste paysage jurassien. La randonnée mène au centre-ville de La Chaux-de-Fonds.
Sur la plus grande montagne de poudingue d’Europe N° 2159
Stein SG, Dorf — Nesslau-Neu St. Johann • SG

Sur la plus grande montagne de poudingue d’Europe

Nulle part ailleurs en Europe, le poudingue ne s’élève si haut que le Speer. Cette roche, semblable à des clous à tête ronde, est apparue il y a 25 à 30 millions d’années lors de la formation des Alpes. L’érosion s’attaqua aux montagnes en formation et déposa les galets dans l’énorme bassin molassique, où ils s’agglomérèrent en poudingue. Plusieurs millions d’années plus tard, les Alpes atteignirent leur point culminant; la nappe du Säntis, une énorme strate de roche, glissa alors avec l’imposante formation du Schrattenkalk sur une partie du bassin molassique, arrachant deux grosses écailles, les enchevêtrant et faisant basculer le tout de 40° entre la plaine de la Linth et le Toggenbourg. Le Speer était né. Quiconque gravit la montagne depuis le Toggenbourg et repart dans la même direction chemine en permanence sur du poudingue. Ce conglomérat de galets peut être observé pendant la montée depuis Stein, dès l’alpage Stofel, et tout au long du chemin passant par Ober Herrenalp jusqu’à la destination du premier jour de la randonnée, l’alpage Oberchäsere. La marche débute sur un revêtement dur et se poursuit sur des chemins d’alpage, de marécages et forestiers. Après avoir passé la nuit à l’alpage typique Oberchäsere et fait le plein d’énergie grâce aux mets qui y sont préparés, les randonneuses et randonneurs partent à la conquête du Speer et de son splendide panorama. La vue porte de la Forêt-Noire aux Alpes glaronnaises et de Suisse centrale, via le lac de Constance et l’Alpstein. La longue descente qui passe par Schilt, Perfirenchopf et Bläss-Chopf pour rejoindre Nesslau se fait sur l’arrête de l’écaille inclinée du Speer; pas tout en haut, car elle y est trop étroite, mais toujours le long du versant. Le chemin est raide, sauvage et abrupt. Par ailleurs, dans toute la région de nombreuses vaches paissent en été. Pour ceux qui préfèrent le calme, la randonnée se fait en août.
En famille sur la crête N° 1430
Hoher Kasten — Brülisau • SG

En famille sur la crête

Le pinceau rouge peut désormais servir: d’une main sûre, le baliseur Patric Hautle peint une bande sur le rocher. Puis il saisit le pinceau blanc et peint deux bandes blanches: une au-dessus, une autre en dessous. La peinture ressort crûment sur les flancs de prairies verts entre le sommet Hoher Kasten et le col Saxerlücke. Le chemin de montagne est vite entièrement marqué, prêt à accueillir les marcheurs. La randonnée passe par des chemins larges et récemment assainis qui longent pour la plupart les flancs herbeux de la chaîne de montagnes et qui peuvent donc être empruntés facilement avec des enfants. Après l’auberge Staubern, il faut franchir un passage rocheux sécurisé par des cordes par endroits. Le dénivelé est faible, la seule montée fatigante à surmonter se trouve juste avant Stauberen. Et peu après le col Saxerlücke, des virages en épingle descendent abruptement jusqu’à l’auberge Bollenwees. Le deuxième jour, le chemin se poursuit à travers bois en direction de Ruhsitz et surplombe le lac de Sämtis. Ce lac karstique ne dispose d’aucun affluent en surface. Ses eaux s’infiltrent au fond par une faille naturelle et ressortent quelques jours plus tard dans la vallée du Rhin. On atteint vite l’auberge Ruhesitz, d’où on attaque la descente finale. Les chemins de randonnée de l’Alpstein sont le royaume de Patric Hautle. Il est chargé d’entretenir plus de 700 kilomètres de chemins de randonnée de montagne. Selon une vieille tradition, il peut se loger et se restaurer gratuitement dans 20 auberges de montagne, et lorsqu’il a besoin d’aide pour l’entretien des chemins, les aubergistes lui trouvent des volontaires.
Zinal - St-Luc en passant par le lac du Toûno N° 1897
Zinal, centre — St-Luc, poste • VS

Zinal - St-Luc en passant par le lac du Toûno

Chemin des Planètes, Observatoire François-Xavier Bagnoud, planétarium: St-Luc est la capitale de l’astronomie grand public. C’est de deux scientifiques aux fortes attaches anniviardes qu’est venue l’idée – à la fin des années 1980 – d’offrir aux visiteurs des activités leur permettant de se familiariser avec les astres. Prix Nobel 2019, l’astrophysicien Michel Mayor est un ambassadeur de cette «Station des étoiles», qui favorise à son avis le transfert du savoir scientifique tout en faisant découvrir le val d’Anniviers, où le ciel semble plus pur. De fait, la randonnée de deux jours reliant Zinal à St-Luc, en passant par l’historique Hôtel Weisshorn et le lac du Toûno, permet de s’approcher des étoiles. De «Zinal, Centre», les randonneurs empruntent l’itinéraire 6 de «La Suisse à pied», qu’ils suivront jusqu’à l’Hôtel Weisshorn, but du premier jour de marche. Après avoir avalé d’une traite les 500 premiers mètres de dénivelé au-dessus du village, ils évoluent plus tranquillement sur un majestueux sentier panoramique faisant la part belle aux 4000. Au lendemain d’une nuit passée dans l’hôtel historique, la randonnée se poursuit sur un chemin de montagne menant aux Faches puis au lac du Toûno. Les randonneurs entraînés peuvent faire l’aller-retour jusqu’au sommet du Toûno, qui culmine à plus de 3000 mètres. Ils empruntent pour cela un chemin balisé blanc-bleu-blanc. Revenus aux Faches, les marcheurs prennent le chemin partant sur la droite et attaquent la descente vers St-Luc. Attention de suivre la direction des cascades de Vuibiesse, puis du torrent des Moulins. Parvenus au Prilet, un rafraîchissement est de mise avant le long tronçon asphalté menant jusqu’à l’arrêt de bus «St-Luc, Poste».

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